Ici et maintenant

Installez-vous, assis bien confortablement
Vous êtes détendus, ici et maintenant
Relâchez les paupières, tous les muscles du front.
Vous sentez que vos nerfs se détendent et défont
tous les nœuds imbriqués : vous en avez conscience,
vous êtes impliqués et êtes en confiance.

Alors laissez aller les muscles du visage
ceux de la bouche, des joues, autour des lèvres sages,
de la nuque et du cou. Acceptez ce voyage
C’est une nouvelle langue…et relâchez la vôtre,
dans son palais –sa gangue- elle deviendra toute autre.

Desserrez les mâchoires, car ce déverrouillage
permet d’amplifier la respiration buccale ;
par le nez, aussi bien, gonflez votre bocal
-rythme respiratoire naturel reviendra-.
Soyez calme et serein, vous vous sentez bien là.

Oui, vous êtes ici, pour le moment présent
en respirant à fond, abdominalement
-sinon par les poumons-… à l’expir’, à l’inspir’,
Laissez venir ainsi tout ce qui vous inspire
chose agréable -mais rien abominablement- ;
car c’est le va et vient qui nourrit pleinement.

Donc emplissez vous d’air, jusqu’au bout des orteils
Sentez veines et artères. Ecoutez votre corps :
dans les bras, dans les jambes, depuis vos deux oreilles
jusque dans tous les membres, écoutez le encore !

‘Ça’ passe par le ventre et les muscles fessiers
les lombaires, les dorsaux et jusqu’au périnée.
Détendez tout le centre, les mollets et les cuisses
-il y a aussi des maux logés aux interstices-.

Si le corps se relâche et l’esprit se détend
Vous êtes apaisés, doucement, bien au calme
Jusqu’aux muscles des pieds –ce ne sont pas des palmes !-.
Oubliez ce qui fâche et soyez au présent.

Ce présent qui incite à ce que tout votre être
ressente ce retour, ici, éveillez-vous !
et donc je vous invite –profitez du bien-être-
à découvrir ce jour, peut-être nouveau pour vous.

En lâchant les tensions, vous vous sentez plus lourd.
Portez votre attention à ce qui vous entoure :
Les bruits environnants, les pensées parasites
Acceptez ce moment, tout ce qui vous habite,

…et revenez enfin, allégés et ouverts
comme au premier matin, tournés vers l’Univers.

 

[Photo Alexandre C]